L’intercommunalité, terme qui vous est devenu familier, désigne la possibilité pour des communes, de se regrouper au sein d’établissements publics qui permettent, de par leur taille, de mettre en œuvre des projets qui auraient été hors de portée des communes prises séparément.
Selon les tailles de regroupements, ces EPCI (établissement
public de coopération intercommunale) portent le nom de :
-
Communauté Urbaine (plus de 500 000 habitants)
-
Communauté d’Agglomération (plus de 50 000 habitants)
-
Communauté de Communes (moins de 50 000 habitants)
-
C’est bien entendu ce dernier cas qui nous concerne
aujourd’hui.
Pourquoi se regrouper en intercommunalité ?
Il existait déjà de nombreux syndicats intercommunaux qui ont pour
but de répondre à un service précis et ciblé : ordures ménagères
(SMIRTOM), syndicats des eaux, syndicats scolaires (regroupements),
etc.
La vocation de l’intercommunalité au sens « communauté de
communes » est plus large. Il ne s’agit pas uniquement de
répondre à un besoin de services « techniques » immédiats, mais de
définir ensemble des projets qui engagent le groupe à plus long
terme, et qui correspondent donc à l’orientation que les
communes souhaitent donner à leur avenir.
On comprend bien, dès lors, que l’intérêt et le succès
d’un tel regroupement sont liés à la cohérence des communes
qui le composent, en termes de taille (géographique, démographique,
économique), de types d’activités et de revenus, et, enfin,
de vision de l’avenir.
Sur ce thème, de nombreuses réunions de travail eurent lieu,
notamment à l’échelle du canton, et l’analyse détaillée
des critères énumérés cités ci-dessus a permis à huit communes du
sud du canton de se reconnaître un même intérêt communautaire et de
former un "périmètre" d’autant plus pertinent qu’il
s’organise autour d’un bassin de vie commun.
Organisation administrative
La définition d’une communauté de communes est basée sur des
statuts qui précisent principalement :
-
Le périmètre (communes participantes)
-
La représentativité des communes aux prises de décisions
-
Le mode de financement
-
Les compétences de la communauté.
Le périmètre de notre communauté "Vexin Val de Seine" comprend :
Amenucourt, Chaussy, Chérence, Haute-Isle, La Roche Guyon ,
Vétheuil, Vienne en Arthies, Villers en Arthies.
La représentativité choisie est basée sur un principe égalitaire.
Toutes les communes disposent du même nombre de voix au "conseil
communautaire" (organe délibérant de l’établissement) où
siègent donc deux représentants par commune. Ces représentants sont
désignés par chaque conseil municipal parmi les membres du dit
conseil (deux titulaires et deux suppléants).
Le financement de la communauté est dit à "fiscalité
additionnelle", c’est à dire qu’une partie des revenus
fiscaux des communes (une taxe d’intercommunalité en fait
indexée sur les taxes locales déjà en place) sert de base de
financement.
De son côté, la loi incite à la formation de communautés,
principalement par des bonus en termes de subventions de
fonctionnement complémentaires, auxquelles ne peuvent pas prétendre
des communes qui ne font pas partie d’une communauté.
Ce mode de financement est le plus adapté pour notre communauté
qui ne comporte pas d’activité industrielle ou commerciale
importante. Si c’était le cas, nous aurions pu opter pour le
système dit de TPU (Taxe Professionnelle Unique) qui base le revenu
sur la collecte globale de toute la taxe professionnelle de la
communauté par celle-ci, avec un reversement proportionnel aux
communes tout en gardant une part pour les finances de la
communauté.
A noter qu’il serait toujours possible d’opter pour ce
mode par la suite si l’évolution de l’activité
économique de notre périmètre le justifiait.
Les compétences
Ce terme désigne les domaines dans lesquelles la communauté a
choisi d’exercer son activité.
On peut remarquer qu’il est aisé de rajouter au fil du temps
une ou plusieurs compétences à une communauté mais il est en
général beaucoup plus difficile d’en retirer (bien que ce
soit légalement possible), ne serait-ce que pour des raisons très
pratiques de devenir et de répartition des investissements communs
qui auraient déjà pu être réalisés.
Par ailleurs, de façon à s’assurer que les communautés
soient quand même créées dans une optique de progrès et
d’aménagement du territoire, la loi encadre de façon assez
précise le choix des compétences et oblige par exemple à en
sélectionner certaines parmi une liste proposée a priori.
Ainsi, les compétences que nous avons choisies pour notre
communauté sont :
-
Aménagement de l’espace, exemple : entretien de chemins
ruraux, création de réserves foncières...
-
Développement économique, exemple : maintien et développement du
commerce local, développement touristique...
-
Protection et mise en valeur de l’environnement
-
Actions en faveur de la petite enfance, du périscolaire, des
seniors.
Administration
La communauté de communes est gérée par un conseil communautaire
comprenant des représentants de toutes les communes membres. Le
conseil communautaire décide de tous les actes de la communauté. Il
élit un Président responsable de l’exécutif, et des
Vices-Présidents et se réunit au moins une fois par
trimestre.
Par décision du conseil communautaire du 19 octobre 2005, ont été
élus :
Président
:
Jean-Pierre Potez, conseiller municipal de Villers en
Arthies
1er Vice Président :
Philippe Vandeputte, maire de Chérence, chargé de la
compétence développement économique et touristique
2è
Vice Président :
Antoine Prévost, adjoint au maire de La Roche Guyon, chargé de la
compétence aménagement de l’espace
3è
Vice Président :
Dominique Herpin-Poulenat, maire de Vétheuil, chargée de la
compétence petite enfance et périscolaire
Pour préparer les dossiers présentés en conseil communautaire,
un bureau est également constitué. Il est composé du président, des
vice-présidents et de quatre autres membres du conseil
communautaire, de façon à ce chaque commune soit représentée.
Le secrétariat est assuré en mairie de Villers par Caroline
Lyon.
Clairement, nous avons voulu, par la création de cette communauté
à périmètre restreint, montrer notre attachement à notre bassin de
vie et optimiser l’utilisation des ressources financières
vers des actions localisées, au service réel des habitants des
communes membres. Nul doute que l’homogénéité dans la taille
et le style de nos petites communes rendra plus aisée la définition
de ce qu’on appelle « l’intérêt communautaire ».
Il est possible que d’autres communes nous rejoignent dans
l’avenir. Il ne pourrait s’agir de toute façon que de
communes très similaires et en nombre fort limité, ainsi la
cohérence du groupe et l’esprit qui l’anime
aujourd’hui n’en seraient pas modifiés.
Le succès d’une communauté de communes ne dépend pas de son
organisation administrative, mais de sa capacité à bâtir des
projets. Croyez bien que nous y travaillerons ardemment.
Au nom de toute l’équipe aujourd’hui en place, je
m’y engage.
Jean-Pierre Potez,
Président.
Représentants des communes (membres titulaires) désignés
depuis mars 2008
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Amenucourt
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Antoine Pétel & Marie-Thérèse Leret
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Chaussy
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Georges Bigot & Gilbert Sarazin
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Chérence
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Philippe Vandeputte & Cathrine Hasard
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Haute-Isle
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Josiane Diagueperse & Laurent Skinasi
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La Roche-Guyon
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Antoine Prévost & Daniel Lehleyder
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Vétheuil
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Dominique Herpin-Poulenat & Michel Cotillon
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Vienne-en-Arthies
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Ghislaine Lapchin de Poulpiquet & Serge Biloué
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Villers-en-Arthies
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Jean-François Renard et Jean-Pierre Potez
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